Vos droits, votre santé et votre repos :

Adsps vous répond

​Le témoignage d’une collègue :
​”Je travaille en 12h, mais je ne suis payée que 10h à cause de 2h de pause non rémunérées. De plus, ma direction nous impose désormais de poser 5 jours de congés minimum, nous interdisant les jours isolés sous prétexte que nous aurions ‘trop’ de vacances. Est-ce légal ?”

​Adsps (Association d’Entraide des Soignants Médicaux-Sociaux et Personnels Sociaux) prend la parole pour répondre à vos interrogations. Que vous soyez du secteur public, privé ou libéral, ces rappels sont essentiels.

​1. Le piège des “2h de pause” non rémunérées

​C’est un point de friction majeur : si votre direction déduit 2h de votre nuit, vous devez être totalement libre de vos mouvements (pouvoir quitter l’établissement, éteindre votre téléphone, vaquer à vos occupations).

Si l’on vous demande de rester “disponible” ou de répondre aux appels, il s’agit juridiquement de temps de travail effectif qui doit être payé.

​2. Le décompte des congés : l’équité avant tout

​La loi prévoit 5 semaines de congés payés par an (soit 25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables). Pour ceux travaillant en 12h, ne poser que les jours “travaillés” aboutirait à avoir bien plus que 5 semaines de vacances réelles.

L’employeur peut donc décompter 5 jours par semaine pour garantir l’équité entre tous les salariés. Toutefois, vous interdire systématiquement de poser un jour isolé (comme un vendredi) est souvent abusif : une souplesse de gestion est normalement d’usage.

​3. Travail de nuit : pénibilité et repos compensateurs

​Le travail de nuit est officiellement reconnu comme un facteur de pénibilité. À ce titre, il doit impérativement ouvrir droit à des Repos Compensateurs (RC).

Pour protéger votre santé, le passage aux 32 heures est une solution d’avenir que nous soutenons activement.
Ce modèle permet d’augmenter votre récupération sans perte de salaire. Des structures comme l’Hôpital de Valenciennes (public) ou l’entreprise LDLC (privé) l’appliquent déjà avec succès, prouvant qu’un soignant mieux reposé est un soignant plus efficace et moins exposé au burn-out.

​Pourquoi rejoindre Adsps ?

​Naviguer entre le Code du travail, les conventions collectives et les décisions de la direction est un défi quotidien. Adsps est là pour que vous ne soyez plus seul face à des pratiques managériales parfois limites.

​Tarif unique : Un seul versement de 15 euros.
​Durée : Adhésion valable 12 mois glissants.

​Solidarité : Un réseau national d’entraide pour tous les professionnels du soin et du social.
​Ne subissez plus le flou juridique.

Rejoignez-nous pour protéger votre métier et votre santé.

​L’équipe Adsps

Adsps.fr

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